Politiques de déplacement

Politiques de déplacement

 
 

Pour le voyageur, les scénarios d'amélioration de la mobilité peuvent lui permettre de réduire sa dépendance au véhicule particulier, de réaliser des économies, ou encore de gagner en temps de transport.

L'optimisation de la mobilité se traduit par diverses stratégies visant à changer les comportements de mobilité (comment, pourquoi, où et quand les personnes se déplacent), afin d’améliorer l’efficacité des systèmes de transport.

Plan de Déplacement Urbain  (PDU) de la grande agglomération toulousaine

Pour la collectivité dans son ensemble, les avantages d'optimiser les déplacements peuvent être nombreux: réduction des externalités dues à la voiture particulière (congestion, bruits, émissions…), amélioration de la sécurité routière, meilleure desserte du territoire, réduction des coûts d’investissement liés au développement de l’offre, etc.

Le Plan de Déplacement Urbain est donc l'outil privilégié du management de la mobilité. Pour la grande agglomération toulousaine il est porté par l'Autorité Organisatrice de la Mobilité (AOM) que repésente le SMTC Tisséo. Le PDU a été révisé en 2017, via le Projet Mobilités 2020, 2025, 2030. Il a pour objectif de créer plus d'intermodalité dans la métropole toulousaine en reliant les principaux pôles d'attractivité du territoire. La troisième ligne de métro a été conçue pour desservir les zones d'emploi, le Téléphérique Urbain Sud est la première brique de la "Ceinture Sud" (liaison transversal au sud de Toulouse), de nombreuses liaisons avec les gares périurbaines seront créées ou améliorées. Au-delà des projets de transport, c'est toute une réflexion autour de la cohérence entre l'urbanisme et le transport qui est portée afin d'accorder le fort développement urbain et les solutions de mobilité.

La Commission d’enquête publique a remis le 14 décembre 2017 ses rapports d’analyse et de conclusion sur le Projet Mobilités.

Retrouvez les documents relatifs au Projet Mobilités 2020-2025-2030: cliquez ici

Gestion de la mobilité : le partenariat CAMINO-T

A Toulouse comme ailleurs, la mobilité augmente. A l’échelle du Plan de Déplacements Urbains (périmètre du SCoT Grande Agglomération Toulousaine, 117 communes) 500 000 nouveaux déplacements par jour sont attendus en 2025. Il en va de l’attractivité toulousaine et de son rayonnement métropolitain que d’être capable d’inventer les solutions de mobilité pour subvenir aux besoins des populations existantes et à venir pour que la mobilité « subie » ne soit pas être la règle.

Le partenariat CAMINO-T (ex SGGD) associe les principaux exploitants de voirie et de réseaux de transports collectifs de l’agglomération(État, département de Haute-Garonne, ville de Toulouse, le Syndicat Mixte desTransports Collectifs (SMTC), conseil Régional Occitanie, Toulouse Métropole). Cette coopération a permis de regrouper sur un seul site (Campus Trafic) une grande partie des exploitants transports et elle se traduit au quotidien par une meilleure cohésion des décisions  en matière de déplacements. L’État, , anime ce partenariat depuis 1996.

Aujourd’hui dénommé CAMINO-T (marque déposée à l’INPI en 2018), le partenariat doit répondre aux nouveaux enjeux de la mobilité par l’optimisation de l’utilisation de la voiture particulière, la performance et la fluidité de l’intermodalité et la gestion dynamique des flux… ceci à moindre coût (mutualisations). La mobilisation des acteurs publics et privés lorsqu’ils ont des solutions innovantes à proposer est donc un facteur essentiel. L observatoire de la mobilité, outil opérationnel,  fournit des analyses partagées qui sont présentées chaque année à la Journée Annuelle de la Mobilité. Un modèle multimodal permet de fournir une aide à la décision dans le cadre des grands projets d'infrastructure via un partage des hypothèses de travail de chaque partenaire. Enfin, de nouvelles actions seront tournées vers l'expérimentation pour rendre plus concret ce travail souvent invisible / indetectable ? pour l'usager.

Les actions structurantes:

   

  • Piloter les travaux de l’observatoire des déplacements, capitaliser les informations relatives à la mobilité, et produire des analyses partagées qui nourriront les actions à conduire ;
  • Permettre le développement de services concourant à l’intermodalité en coordonnant des actions d’expérimentation relatives à la mobilité, lorsqu’elles nécessitent le concours de plusieurs acteurs dans l’organisation partenariale de la convention ;
  • Assurer la maîtrise d’ouvrage du modèle multimodal historique du « Système de Gestion Global des Déplacements » et du modèle de simulation prédictif.

Le programme de travail CAMINO-T 2018-2025 s’organise autour de 3 axes:

     

  • Axe « Observer » comprenant le pilotage et le développement des travaux de l’Observatoire des déplacements, notamment la capitalisation des informations relatives à la mobilité, et la production d’analyses partagées par les partenaires.
  • Axe « Expérimenter » comprenant l’émergence et la coordination d’actions d’expérimentation relatives à la mobilité, lorsqu’elles nécessitent un concours de plusieurs acteurs, et une organisation partenariale.
  • Axe « Éclairer » comprenant la maîtrise d’ouvrage du modèle multimodale et son développement ainsi que du modèle de simulation prédictif.

       

Le cadre législatif de la mobilité

Loi n° 82-1153 du 30 décembre 1982 d'orientation des transports intérieurs

Loi n° 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République

Projet de loi d'orientation des mobilités