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plan VARIOLE

PLAN DÉPARTEMENTAL DE VACCINATION CONTRE LA VARIOLE
a été approuvé le 11 octobre 2005


SOMMAIRE :

- Le «Plan national de réponse à une manace de variole»

Le Plan départemental

- Liens

«La clé de notre succès dans la lutte contre le (bio-]terrorisme est double. C'est d'abord la lucidité : nous devons avoir conscience de la gravité de la menace qui pèse sur nous, et nous devons en informer nos concitoyens. C'est ensuite notre détermination collective : celle des services de renseignement à poursuivre leur traque, celle des pouvoirs publics à protéger toujours mieux la société, celle des citoyens enfin à accroître leur vigilance afin de participer à leur sécurité.» D. de Villepin, conférence mondiale sur la prévention du bio-terrorisme le 1er mars 2005.

La problématique de la variole est très spécifique. Il s'agit en effet d'une maladie dont le dernier cas mondial est survenu en 1977 et que l'OMS a considérée, en 1978, comme étant totalement éradiquée. A la suite de cette éradication, l'OMS a demandé à tous les pays qui détenaient ce virus de détruire leurs souches ou de les confier à l'un des 2 seuls laboratoires désormais autorisés à conserver des souches de variole : l'un aux États-Unis, l'autre en Russie.

Cette maladie, disparue depuis plus de 25 ans du monde, et depuis plus de 40 ans de France, est une maladie désormais inconnue des médecins. Or il s'agit d'une maladie très contagieuse puisque chaque cas est potentiellement à l'origine de 5 à 10 cas secondaires et personne en France n'a plus été vacciné depuis le début des années 80 [les dernières vaccinations contre la variole ont été réalisées en 1984].

Aujourd'hui, la possibilité que des virus aient été obtenus par des personnes disposant des moyens de les cultiver dans le but de s'en servir à des fins terroristes est considérée comme plausible bien qu'aucun élément n'ait permis de confirmer formellement cette hypothèse.
Dès lors que ce risque existe, il est impératif de se préparer à la réapparition de cette maladie.

Ainsi, dans cette lutte contre le bio-terrorisme, ont été mis en place divers plan de secours, dont le Plan VARIOLE.


     · Le «Plan national de réponse à une menace de variole» prévoit donc les mesures qui seraient mises en oeuvre face à la réapparition de cette maladie. Certaines ont déjà été mises en œuvre : il s'agit des mesures de prévention et de surveillance. Par ailleurs, des stocks de vaccins et du matériel nécessaire à la vaccination ont été constitués.

⇒   S'agissant de la prévention, la première mesure prise en France dès le 22 septembre 2001, a consisté à interdire formellement la détention, la mise en oeuvre, l'importation et l'exportation de toute souche de la famille du virus de la variole. De plus, la variole a été inscrite dans la liste des maladies dont la survenue doit être signalée sans délai à l'autorité sanitaire par tout médecin qui la constate.

⇒   S'agissant d'intervention, la France dispose désormais d'un stock de vaccin suffisant pour l'ensemble de la population résidant en France. Le principe retenu est que la vaccination de la population ne serait mise en oeuvre qu'en dernier recours, mais elle doit cependant être prévue dès maintenant car une telle décision nécessiterait une mobilisation générale extrêmement rapide.

⇒  Organisation générale, l'organisation générale, dans le cas où la mesure de vaccination systématique de la population serait prescrite, consiste à mettre en place des unités de vaccination de base [UVB] organisées autour de sites de vaccination.

Dans le cadre de la loi de modernisation de la sécurité civile, l'organisation technique et administrative des sites [et donc des UVB] est confiée, sous la tutelle des services de l'État compétents [DRASS, DDASS et Préfecture], aux communes retenues pour les accueillir.
Le plan départemental est donc structuré de manière à décrire le dispositif départemental à mettre en oeuvre.


     · Le Plan départemental

Le département de la Haute-Garonne comprend 588 communes regroupées en 53 cantons dans 3 arrondissements.
Le principe général retenu vise à préserver, autant que possible, cette structuration administrative tout en respectant les prescriptions nationales d'organisation d'une unité de vaccination de base. En effet, les critères numériques à respecter pour une unité sont les suivants:
- vaccination de 1000 personnes par jour
- vaccination du contingent alloué en 14 jours maximum

La capacité théorique d'une UVB est donc de 14000 personnes.
Les locaux qui accueillent les unités de vaccination sont de préférence des établissements scolaires. En effet, dans le cas d'une vaccination systématique une grande partie de la vie publique sera perturbée, voir neutralisée, durant l'opération.

Ainsi, la «vie scolaire» sera interrompue de manière à:
- libérer les moyens de transports collectifs correspondants utilisés en temps normal.
- disposer de bâtiments se prêtant particulièrement bien à l'organisation d'une vaccination de masse, basée sur le principe de la «marche en avant».
En outre, les établissements scolaires disposent très souvent d'une infrastructure de base nécessaire à la vie collective [zone de restauration, mobilier, etc.]. Enfin il s'agit de lieux connus d'une grande partie de la population.

36 communes de la Haute-Garonne sont répertoriées «site de vaccination»
80 UVB [dont 1 mobile] sont réparties sur ces sites

⇒   Mesures de protection et mobilisation

L'organisation générale des opérations de transport implique pour les populations la mise en place de différentes structures :
- Point de rassemblement : l'usage des moyens de transport individuel est prohibé de manière à limiter la circulation, la population est donc invitée à rejoindre ce point à partir duquel les moyens de transport collectif seront déployés.
- Itinéraire de transport : la circulation dans la zone immédiate des UVB doit demeurer fluide, la mise en place des itinéraires d'accès permet d'assurer le contrôle des flux et de garantir ainsi la bonne circulation des moyens de transport, de secours et de sécurité.


     - Liens

Différents sites Internet diffusent en permanence des informations générales ou spécifiques sur le risques liées à une épidémie de variole. En particulier :

Ministère de la santé : http://www.sante.gouv.fr/
Institut national de veille sanitaire : http://www.invs.sante.fr/
Organisation mondiale de la santé : http://www.who.int/fr/

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