Pourquoi avez-vous décidé de vous engager dans le dispositif de vaccination ?
Contacté dès le mois de septembre la préfecture de la Haute-Garonne je me suis porté volontaire pour participer à la campagne de vaccination contre la Grippe A H1/N1.
Etant jeune retraité de l’armée, j’étais disponible immédiatement et l’idée de participer à cette aventure m’a tout de suite enthousiasmé. J’étais conscient de m’engager dans une expérience inhabituelle mais la confiance qu’a bien voulu m’accorder la préfecture m’a permis de dépasser cette peur de l’inconnu. Ce qui me plaisait avant tout c’était la possibilité qui m’était offerte de travailler pour la collectivité tout en revenant à des activités de managing et de coordination que je connaissais bien de ma par mon expérience professionnelle.
Quel a été pour vous le moment le plus fort de la campagne ?
Je pense que la montée en puissance de la vaccination restera l’un des instants clés me concernant. Les premières semaines où l’affluence était moins importante nous a permis de pallier les premières difficultés et d’avoir ainsi un dispositif opérationnel lorsque nous avons accueilli jusqu’à 400 personnes par jour. Les jours se suivaient mais ne se ressemblaient pas ! Les équipes et les horaires variant chaque semaine, il était important de veiller au bon déroulement du dispositif, les services de l’Etat étant toujours présents lors de nos demandes en terme de matériels (gants, denrées alimentaires…). L’ambiance était toujours au beau fixe et le dispositif de par la réactivité et la compétence des équipes médicales et administratives était toujours assuré. Grâce à la complémentarité dont ont fait preuve les personnes qui ont participé à cette expérience, la routine n’avait jamais le temps de s’installer.
Quel bilan faites-vous, avec un mois de recul (NDLR les centres sont fermés depuis fin janvier), sur cette campagne ?
Je crois que je garderai avant tout le souvenir d’une aventure humaine très enrichissante. Tous les acteurs du centre de vaccination se sont mobilisés pour que les gens se sentent en confiance et qu’il n’y ait aucun incident. Le centre du COSEC du Mirail n’a jamais connu de longue file d’attente, ce qui rassurait le public.
Je garderai également un souvenir particulier du contexte médiatique qui a entouré cette campagne. Il était important d’être à l’écoute des journalistes afin de veiller aux messages qui pouvaient être véhiculés au grand public.
Un grand merci aux équipes médicales, aux administratifs, aux services de la préfecture et de la DDASS sans qui cette expérience n’aurait pas été la même!