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Histoire


Histoire de la sous-préfecture

La sous-préfecture de Muret qui depuis novembre 1949 est installée dans l’ancien hôtel particulier de la famille Sevènes, sur les allées Niel, a connu diverses péripéties liées à l’évolution de l’histoire administrative de cet arrondissement.

Créé en 1800, l’arrondissement de Muret compte alors 10 cantons et 187 communes. Pierre-Paul Thomassin, né à Carbonne, est le premier Sous-Préfet.

Supprimé en 1803, l’arrondissement est rétabli en 1806 ; date à laquelle l’on décide d’installer la sous-préfecture dans un bâtiment nommé " Le Prieuré ". De passage à Toulouse en 1808, l’Empereur confirme cette décision et ordonne que soit construit un bâtiment adapté. Les travaux s’échelonneront, dans l’actuelle rue Clément Ader, jusqu’en 1821.

Sur le plan " Napoléonien " de 1811, les actuels locaux de la sous-préfecture sont la propriété des " frères Sevènes " et la maison voisine celle des héritiers Baillard. A la fin du XVIII° siècle, Baillard exploitait la " tuilerie " de Rudelle et possédait celle de Fabas. De belles frises en terre cuite ornent aujourd’hui encore la façade arrière de la Sous-Préfecture rue Pierre Fons (ancienne rue d’Orléans).

Un autre Sevènes (Alexis Marie Marguerite) fut également maire de Muret. Son fils Raymond né à Muret le 27 février 1808 sera avocat puis Contrôleur Général des Finances à Paris). Sa carrière le ramènera (apparemment précipitamment) à Muret où il deviendra plus modestement Receveur Municipal de l’arrondissement. Raymond Sevènes était notamment l’ami de Charles de Rémusat.

Le 14 août 1897, à l’audience des criées du Tribunal de Muret, la maison sise allée Niel et rue d’Orléans (ancienne rue du Mercadieu) est vendue aux enchères ; les deux fils de Raymond Sevènes étant décédés sans héritiers, l’un en 1881 et l’autre en 1894.

Dans un premier temps, en 1897, la ville de Muret avait envisagé d’acquérir cette maison..." Considérant que la situation de la maison Sevènes, placée au centre de la ville, aux façades sur les allées Niel et la rue d’Orléans, son importance et ses dispositions en font un objet qui pourrait être utilisé avantageusement par la commune soit pour y transférer la mairie, ses dépendances et la Justice de Paix, soit pour y installer l’école des garçons...etc...délibère qu’il y a lieu d’acquérir ledit immeuble. " Finalement, la ville y renonce.

Le vent de réformes de 1926 emporte la sous-préfecture de Muret. Contrairement à d’autres, elle réapparaît en deux temps : d’une part, en 1938 où l’on décide de rétablir la sous-préfecture, l’arrondissement de Muret restant rattaché à celui de Toulouse ; d’autre part, en 1942 où l’arrondissement de Muret est rétabli dans son intégralité.










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