Que faire en cas de découverte d’oiseaux morts ?

 
 
Que faire en cas de découverte d’oiseaux morts ?

Les causes de mortalité des oiseaux sont multiples : le manque de nourriture, des facteurs environnementaux défavorables, l'attaque de prédateurs, etc.

La présence d’oiseaux morts peut être également le signe d’une maladie pouvant avoir des répercussions graves sur la santé animale ou sur la santé publique. C'est le cas de la grippe aviaire ou la maladie de Newcastle qui sont des maladies réglementées et gérées par l'État.

Il convient de distinguer plusieurs situations : la découverte d’oiseaux morts isolés ou d’oiseaux morts par groupe ou d'oiseau isolé de certaines espèces dans un contexte sanitaire à risque. La conduite à tenir est différente selon les cas.

I ) La découverte d’oiseaux morts isolés

On parle d’oiseaux isolés si on découvre moins de 3 oiseaux morts dans un rayon de l’ordre de 500 mètres. Or contexte sanitaire à risque (voir précision en II), une telle situation ne doit pas être considérée comme anormale.

Que faire ?

En zone rurale, laisser les cadavres sur place ou les enterrer sans les toucher à mains nues et en informer la mairie.

En zone urbaine, prévenir les services de la voirie municipale qui ramasseront les animaux morts pour les diriger vers l’équarrissage.

Précaution d’hygiène à respecter :
-manipuler les cadavres avec des gants en latex à usage unique
-les mettre dans un sac étanche et le fermer
-mettre ce sac et les gants dans un deuxième sac étanche hermétiquement fermé
-se laver soigneusement les mains et les désinfecter

II ) La découverte d’oiseaux morts par groupe ou cas de contexte sanitaire à risque

Hors contexte sanitaire à risque

La découverte de 3 oiseaux ou plus (ou d’un oiseau de grande taille) dans un rayon de 500 mètres et sur une courte période (maximum une semaine) peut être considérée comme une mortalité suspecte (à condition que soit écartée une autre cause évidente de mortalité comme la collision avec un véhicule, l’attaque d’un prédateur, etc.).

En cas de contexte sanitaire à risque

En cas de risque modéré ou élevé en matière de grippe aviaire notamment, la conduite à tenir est la suivante :

  • La découverte de 3 oiseaux ou plus dans un rayon de 500 mètres et sur une courte période (maximum une semaine) peut être considérée comme une mortalité suspecte (à condition que soit écartée une autre cause évidente de mortalité comme la collision avec un véhicule, l’attaque d’un prédateur, etc.);
  • la découverte d'un seul cadavre des espèces suivantes peut être considérée comme une mortalité suspecte (à condition que soit écartée une autre cause évidente de mortalité comme la collision avec un véhicule, l’attaque d’un prédateur, etc.) :
    • anatidé (oie, cygne, canard ...) ;
    • laridé (mouette, goeland ...) ;
    • rallidé (râle, foulque, poule d'eau ...).

Le niveau de risque sanitaire est défini par territoire par le Ministère de l'Agriculture via un communiqué de presse. Ces éléments sont repris par la DDPP31 pour le département.

A noter que depuis le 17/11/2020, l'ensemble du territoire français est en risque élevé en matière de grippe aviaire. Pour en savoir plus : https://www.haute-garonne.gouv.fr/Politiques-publiques/Agriculture-elevage-foret-et-developpement-rural/Informations-elevages-par-maladies/Influenza-aviaire2

Que faire ?

Pour ces mortalités suspectes pouvant être imputés à la circulation d'une maladie animale, la conduite à tenir est la même en zone rurale ou urbaine : signaler sans délai ces mortalités à l'OFB (05 62 20 75 57 - sd31@ofb.gouv.fr) qui diligentera les suites appropriées et prendra contact avec la DDPPDirection départementale de la protection des populations pour les maladies animales surveillées par l'Etat.

Que se passe-t-il ensuite ?

Des prélèvements pour analyses en laboratoire sont effectués pour vérifier l'hypothèse de la maladie de la grippe aviaire ou de Newcastle. La DDPPDirection départementale de la protection des populations n'indemnisera pas ou ne fera pas d'analyse sur des prélèvements qui n'ont pas été effectués à son initiative et hors cadre de la surveillance de ces 2 maladies.

A noter

Toutes autres investigations peuvent être diligentées à la charge et au frais d'un demandeur privé. Un contact avec un laboratoire d'analyse vétérinaire peut permettre d'affiner le type de recherche possible.